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Langage de signes

16644e jour, par JC Sekinger

Je voyais bien, depuis très longtemps, qu’à part vivre à la même époque que la sienne, je n’avais rien de l’artiste qu’on dit contemporain (j’ai déjà détaillé). Je supposais, sans avoir pu y réfléchir assez, que j’étais un artiste d’un autre genre, une sorte d’artiste incompris ou raté. Maintenant, je vois que non : pour rater, il aurait fallu que je veuille réussir en tant qu’artiste or je ne l’ai jamais voulu. Jamais voulu non plus être compris en tant qu’artiste (mais en tant que personne sans qualité, oui !). En fait, aucun adjectif ne pourrait qualifier ce que je suis comme artiste car je n’en suis décidément pas un (déjà détaillé aussi).

Je ne suis pas, pour autant, un non-artiste inqualifiable : Celui qui parle anglais en plus du français, qu’en dit-on ? Qu’il est bilingue. On ne peut pas dire de celui-là que « parler anglais » soit sa profession... il utilise peut-être cette compétence dans sa profession (traducteur, prof d’anglais, interprète, etc.) mais peut-être pas. Voilà, je suis polyglotte : Le dessin que je pratique est un langage, un langage de signes. Ça n’est pas mon métier, c’est un langage : par lui, je pense, je comprends, je regarde, je montre, je partage.

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