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Des commencements

17563e jour, par JC Sekinger

Pénible pour lui, de n’être jamais lu que mot à mot : mots vaguement gonflés par le lecteur meurtri de définitions hasardeuses et privées.

Les mots ne sont jamais des aboutissements, bouclés à grand peine sous le poids d’un genou : les mots sont des départs.

Pénible et douloureux de n’avoir jamais le temps de s’expliquer, face à des gens qui disent savoir, et seulement ça, mais qui ne voient pourtant qu’un seul côté des choses — même : une seule partie d’un seul côté des choses.

Les mots ne valent rien, nul ne peux s’en armer ou s’en défendre : Pas des achèvements mais des commencements.

Comprenne qui pourra. (Z avait eu souvent envie d’écrire ça)