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Tomates à un automate

16936e jour, par JC Sekinger

L’automate fait ce qu’on lui demande. C’est automatique. Pour que ce robot ne soit pas trop stupide (qu’il ne se mette pas à épousseter le jardin par exemple) on lui demande d’agir entre certaines limites, d’adapter son comportement à son environnement.

La musique algorithmique n’est rien d’autre : l’automate est ici l’ordinateur, les demandes sont des algorithmes qui définissent un environnement, des types d’interactions et des limites.

La musique algorithmique met l’intention et le hasard dans un rapport inhabituel : l’intention est ordinairement au centre de nos vies, au cœur de notre volonté, et le hasard est repoussé autour, dans une sorte d’obscurité ; or dans cette musique algorithmique, c’est le contraire : le hasard fourmille au vaste centre, rabattu comme on rabat le gibier, par l’intention.

(Et puis, on ne lance pas de tomates à un automate.)

tm-2010-09-17T23:30:42

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