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Souffrance peinte, souffrance montrée

16565e jour, par JC Sekinger

J’ai ouvert l’enveloppe blanche, la petite revue d’art, mais je l’ai vite refermée : je n’ai pas pu regarder toutes les photographies des tableaux (sculptures ? performances ?) d’Olivier de Sagazan. Impossible. J’ai essayé de lire un peu comment il justifiait sa violence (c’est lui qui utilise ce mot), en évitant de trop voir les images, mais je n’ai pu lire que quelques phrases et j’ai vite remis la petite revue d’art dans sa grande enveloppe blanche.

La souffrance peinte, c’est de la souffrance montrée (si c’est pour montrer leurs tableaux que les peintres les font) et celle-là me fait terriblement souffrir. Elle me serre le ventre et me fait saigner.

Enfermé dans sa viande trouée, déchirée, explosée et boueuse, sanglante et hurlante, cet « artiste » répond à Marie Morel « je ne supporte pas le fait d’être né là, et à peine voyant [...] ». Acné géant et surinfecté, effectivement.

Que puis-je faire pour vous aider ?

À part vous suggérer que vous faites un cauchemar et vous montrer, index pointé sur votre visage, que le corps n’est pas un sac fermé et obscur mais qu’il est, au contraire, grand ouvert et que vous êtes au grand large !

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