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Le grand sérieux de cette poésie

17309e jour, par JC Sekinger

Les Ailes, 50x64, pastel

J’ai fait ce dessin il y a une vingtaine d’années à partir d’un modèle tiré d’un vieux livre de la bibliothèque du vieux bureau directorial de la vieille École d’Arts Appliqués de la Gironde. Un livre sur l’histoire des machines volantes. Ce modèle était une gravure en noir et blanc. Un ange artificiel mort en essayant ses ailes. Je ne comprenais pas pourquoi cette image m’attirait au point que je veuille la reproduire, l’agrandir et la mettre en couleur...

Barque aérienne (1663) de Francesco de Lana

Dans ce livre j’avais aussi trouvé la fabuleuse barque de Francesco de Lana. Je l’ai modélisé en 3D, et mis ce modèle en scène dans toutes sortes de paysages. (je ne retrouve pas ces images numériques bien entendu − numérisées, les images deviennent très fragiles). J’y ai travaillé plus d’un an, pour rien, du moins sans savoir vraiment pourquoi...

Je comprends maintenant qu’un ange est un homme avec des ailes. Je veux dire : c’est un être humain, et ses ailes sont peut-être la métaphore d’une liberté qui lui serait encore cachée, ou juste à certains d’entre eux... ou seulement à moi — Comme les ailes du paon élevé dans un sac, ce conte perse lu ou entendu je-ne-sais-où. Les humains grandissent peut-être dans ces sortes de sac, ou juste certains d’entre eux... ou seulement moi, et c’est par hasard que nous découvrons nos ailes et notre légèreté !

Je comprends maintenant le grand sérieux de cette poésie.

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