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D’un rêveur emmêlé

17949e jour, par JC Sekinger

D’un rêveur emmêlé, de ceux qui n’en reviennent pas.

C’est toujours en rêvant que je commence une journée, et c’est aussi comme ça que je la termine. Entre aurore et crépuscule, je rêve également, avec égalité, je songe exactement, avec exactitude, traversé de sortes de grands avions blancs par centaines de centaines, leurs pistes de brouillard entrecroisées, droites et lentes dans le bleu de mon âme, emmêlées dans le bleu d’un grand coup qui ne guérirait pas.

Le songe sourd du corps, affleure comme de l’eau, des profondeurs obscures du sable, comme la source à l’aine des collines.

Corps céleste, des nombres rationnels, noir ou dense ou de ballet ou de toute substance dotée d’une étendue. Ton corps humain reposé sur le mien ne font qu’une étendue, bordée d’océans imprécis et puissants, un corps de vent protégé par le ciel, un corps où des forêts sont abritées, et ses chemins profonds dans les soupirs de l’ombre ou le violet des rêves

d’un rêveur emmêlé.

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